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 TOP 14 : Bilan 2008

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MessageSujet: TOP 14 : Bilan 2008   Jeu 3 Juil - 12:23

Débutée voilà un an avec la préparation du Mondial, cette saison restera comme l’une des plus longues de l’histoire. Le spectacle a rarement été au rendez-vous même si les stars du Sud arrivent et que les salaires explosent.

Un calendrier trop chargé

A l’image de Cédric Heymans ou Jean-Baptiste Elissalde, certains n’ont pas vraiment eu le temps de souffler ces derniers mois. « Ça fait 361 jours qu’on s’entraîne et c’est vraiment trop long, disait Elissalde après la finale. J’espère que les gens vont se pencher là-dessus. Ça a pété et ça continuera de péter. » Beaucoup de joueurs se sont en effet blessés à l'image des Toulousains Clerc, Fritz et Poitrenaud, la faute à des cadences infernales régulièrement dénoncées par Guy Novès notamment. Les grosses affiches de cette saison (Clermont-Stade Français à Marcel-Michelin, Stade Français-Toulouse au Stade de France, Perpignan-Toulouse à Aimé-Giral) ont donné lieu à des impasses pas très glorieuses mais presque inévitables. Les doublons championnat-équipe de France restent l’une des aberrations du rugby. Il n’y en aura plus que quatre la saison prochaine : deux en novembre et deux pendant le Tournoi des VI Nations. Et Serge Blanco de lancer : « Le rugby professionnel ne peut plus se passer d’une grande discussion. Il faut défendre les intérêts de tout le monde, y compris des Fédérations. Il est grand temps de mettre en place un calendrier international. C’est mon regret mais on m’a dit qu’il fallait laisser du temps au temps. On doit essayer d’accélérer et on poussera pour y arriver dans les mois qu’il me reste. »

Un spectacle décevant

Peu d’équipes auront réussi à régaler leur public au terme d’une saison harassante et même interminable pour certains. Après la Coupe du monde, beaucoup de joueurs ont semblé fatigués et hormis quelques clubs, dont bien évidemment Toulouse et Clermont, les clubs du Top 14 n’ont globalement guère brillé par leur sens de l’offensive. « Le spectacle n’a pas été à la hauteur cette saison, hormis bien sûr les deux équipes finalistes, reconnaît Blanco. En ce qui concerne le reste de la compétition, c’est différent. Certaines grosses cylindrées comme le Stade Français, le Biarritz Olympique voire Perpignan n’ont pas été à la hauteur de leur réputation. » Au total sur la saison régulière, 646 essais ont été marqués, soit un peu plus de 3,5 par match. Clermont a décroché la palme de la meilleure attaque de la saison et du meilleur marqueur par Napolioni Nalaga (18). Auteurs d’une saison décevante, marquée par une non-qualification pour le dernier carré, les Biarrots terminent avec la meilleure défense (385 points). Ce championnat parfois sans saveur a vu ses audiences TV se tasser. L’effet Coupe du monde tant attendu n’a pas eu lieu, au grand dam de Canal+ qui avait acquis l’an passé les droits du Top 14 jusqu’en 2011 pour 104 millions d’euros.

L’inflation des salaires

Le rugby n’est pas encore le football mais il s’en rapproche dangereusement à certains égards. Si les salaires n’ont encore rien de comparable (et ne le seront sans doute jamais), la course aux stars de l’hémisphère sud a un prix. L’ouvreur des All Blacks Dan Carter posera ses valises en France pour seulement six mois en fin d’année mais son « année sabbatique » devrait lui rapporter gros. Annoncé à Toulon mais finalement recruté par Perpignan, le Néo-Zélandais touchera 700 000 euros. D’autres joueurs comme son compatriote Jerry Collins devrait également réaliser une juteuse opération. A l’image du RCT dirigé par l’étonnant Mourad Boudjellal, plusieurs clubs ont sorti leur carnet de chèques pour s’attacher les meilleurs joueurs de la planète. Résultat : l’inflation salariale est estimée à 15%. Les formations les plus modestes ne peuvent pas à suivre. Un Top 14 à deux vitesses s’installe entre les plus riches (Clermont, Perpignan, Toulon, Toulouse et le Stade Français) et les autres. « Il faut faire très attention de ne pas attraper les côtés négatifs qu’ont pu connaître d’autres sports avant nous », prévient Serge Blanco.

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MessageSujet: Re: TOP 14 : Bilan 2008   Jeu 3 Juil - 17:59

Les Top, les Flops

Toulouse qui truste toutes les finales et Clermont qui remporte le match des statistiques ont dominé la saison. A l'inverse, Biarritz a vécu un cauchemar. Retour sur les bons, et moins bons, élèves de la saison 2007-2008.

Les Tops

A tout seigneur tout honneur, le top du top (14) revient au Stade Toulousain. Auteur d'une saison exemplaire (titre national, finale européenne), les Toulousains ont toujours été présents en tête du championnat. Ni les doublons avec le tournoi, ni les matches en semaine n'ont pu dérouter les Haut-Garonnais de leur objectif. Bien sûr, ils ont lâché quelques matches (à Paris ou à Perpignan) mais le résultat final leur donne raison. Après sept ans de disette en Top 14, Guy Novès a prouvé que le rugby toulousain pouvait toujours allier ambitions dans le jeu et résultats.
Si le vainqueur final est beau, son dauphin n'en est pas moins méritant. Impossible d'oublier Clermont dans les Tops. En finissant premiers de la saison régulière, les Auvergnats n'ont pas grand-chose à se reprocher (meilleure attaque, meilleur buteur, meilleur réalisateur, meilleur marqueur d'essai). La saison parfaite n'était pas loin. Le 21 décembre 2007, les Jaunards signaient un des chef d'oeuvre de la saison en s'imposant à domicile face à Toulouse dans un match de toute beauté. Il ne leur reste plus qu'à trouver le supplément d'âme qui pourrait leur permettre de franchir la dernière marche.
Parmi les autres réussites de ce Top 14 2007-2008, citons Montauban qui se pose en exemple de stabilité depuis son retour dans l'élite et qui a décroché un ticket pour la Coupe d'Europe. Montpellier, de son côté, aura fait soufflé un vent de fraîcheur et largement contribué au rajeunissement du XV de France. Mais les Montpelliérains ont marqué le pas après un départ fulgurant.
Enfin, il ne faudrait pas oublier le retour d'Alain Gaillard à Castres qui a donné un sérieux coup de fouet, synonyme de parcours européen la saison prochaine.

Les Flops

Prétendant au titre, le Biarritz Olympique n'a été que l'ombre de lui-même cette saison. Privés de demi-finale, les Basques n'ont jamais été à la hauteur de leurs ambitions. La faute à une attaque insipide et à un jeu transparent. Symbole de cette saison cauchemardesque, la fébrilité des joueurs sur le terrain et le départ de l'entraîneur historique, Patrice Lagisquet.
La nouvelle équipe dirigeante de Brive espérait redonner son lustre d'antan au CAB. Las, le club a traîné comme un boulet un départ catastrophique tout au long de la saison. Le parachutage d'Olivier Magne en tant qu'entraîneur au terme de la deuxième journée n'était peut-être pas le meilleur des cadeaux à lui faire mais l'ancien international s'en est plutôt bien tiré. Il n'en reste pas moins que le club corrézien n'a assuré son maintien qu'à quelques journées de la fin de l'exercice.
C'est plus de gâchis qu'il faut parler pour Albi. Le club a largement gagné son maintien sur les pelouses du Top 14 mais n'a pas réussi à boucler son budget et se voit relégué en Pro D2.
Et comment ne pas évoquer le calendrier absurde qui a pesé sur cette interminable saison. Affiches tronquées, juniors envoyés au charbon, blessures à répétition et doublon Top 14/Tournoi n'ont pas contribué à donner une belle image de l'ovalie. Le point d'orgue étant atteint avec une tournée du XV de France qui commence le jour de la finale du Top 14. Et comme aucune instance ne semble vouloir se pencher sérieusement sur le problème, il y a peu de chances que cela change. C'est d'autant plus dommage que le taux de remplissage des stades n'a jamais été aussi haut. Pas sûr que la tendance reste à la hausse si Toulouse continue d'envoyer ses juniors à Perpignan.

A venir les révélations et les déceptions.

Bertrand Lagacherie

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MessageSujet: Re: TOP 14 : Bilan 2008   Jeu 3 Juil - 18:02

Révélations et déceptions

A chaque saison sa découverte, son étoile montant promise à un brillant avenir. Malheureusement, certaines trajectoires sont descendantes et il arrive que les espoirs ne soient pas confirmés. Le point sur le Top 14 2007-2008.

Les révélations

Si les mémoires ne devaient conserver qu'un seul nom, ce serait celui de Napolioni Nalaga. A 22 ans, l'ailier fidjien (capable également de jouer en troisième ligne !) a explosé aux yeux de tous. Au point de reléguer sur le banc de touche un Malzieu qui avait fait son entrée convaincante dans le XV de France lors du tournoi. Doté d'un physique monstrueux (1m87 pour 102 Kg), Nalaga est un diamant brut qui peut semer le danger dans n'importe quelle défense et qui a terminé meilleur marqueur avec 18 essais dans la caisse. Nul doute qu'il sera une des attractions de la prochaine saison. L'autre révélation de la saison est également un ailier. Comme Nalaga, Maxime Médard a réussi à s'imposer au Stade Toulousain en remplaçant les cadres partis disputer le tournoi. La blessure de Clément Poitrenaud l'a propulsé sous les feux de la rampe et le moins que l'on puisse dire est qu'il a transformé l'essai. Les essais qu'il a inscrit durant les phases finales du Top 14 sont pour beaucoup dans le succès final de Toulouse et il y a fort à parier que le Xv de France fera rapidement appel à lui.
Une attente déjà comblée pour Alexis Palisson. Le briviste a commencé sa saison avec les Espoirs du CAB et la termine chez les Bleus. L'avenir ne demande qu'à lui sourire. Enfin, les quatre fantastiques de Montpellier, Trinh-Duc, Ouedraogo, Picamoles et Tomas, ont prouvé qu'ils avaient leur place en équipe de France. La prochaine saison devrait être celle de la confirmation.

Les déceptions

L'annonce de la venue de Percy Montgomery, tout frais champion du monde, avait déclenché l'enthousiasme des foules perpignanaises. Las, le surfeur sud africain ne s'est jamais totalement intégré dans sa nouvelle équipe. Pire, ses performances ont été largement en dessous de sa réputation et son manque d'implication fut flagrant à certains moments de la saison. Si les phases finales ont permis de le voir évoluer à un meilleur niveau, le souvenir qu'il laissera au club ne sera pas impérissable. Au moins cela aura-t-il permis de voir que Porical était doté d'une certaine force de caractère. Autre champion du monde à ne pas avoir totalement convaincu sous les couleurs de son club, John Smit quitte Clermont sans avoir jamais pu s'installer en taulier de la première ligne auvergnate. Tous deux ont opéré un retour au pays après une pige peu convaincante. Espérons que les venues des joueurs de l'hémisphère sud ne se limiteront pas à des demi-saisons sans saveur. En tout cas, Perpignan n'a pas été échaudé par l'expérience puisque l'Usap a fait signer Dan Carter pour six mois.
En terme de club, le Stade Français a déçu. Le champion en titre n'a jamais pu retrouver le niveau qui avait été le sien et s'est découvert un nouveau mal, la Juan dépendance. Certes, l'ouvreur argentin a souvent été génial, mais lorsqu'il n'était qu'ordinaire, personne ne parvenait à hisser son niveau et l'équipe sombrait dans le marasme. Ajoutons à cela une hécatombe de blessure (mais Toulouse n'a pas été épargné non plus) et l'on comprendra que la dernière saison de Fabien Galthié à la tête du club parisien n'aura pas été la plus enthousiasmante. La place de demi-finaliste est juste un arbre qui cache une forêt qui demande à être retravaillée en profondeur.

Bertrand Lagacherie-RugbyHebdo

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MessageSujet: Re: TOP 14 : Bilan 2008   Jeu 3 Juil - 20:06

Dans la continuité du Mondial, les affluences dans les stades du Top 14 ont été très satisfaisantes. C’est d’ailleurs la principale satisfaction d’une saison qui aura vu Montauban et Montpellier insuffler un vent de fraicheur.

L’affluence dans les stades

C’est l’une des très bonnes nouvelles de la saison. Car si les audiences télé n’ont pas vraiment été au rendez-vous, plus de deux millions de spectateurs se sont déplacés pour suivre les matchs de la saison régulière. La moyenne par match a augmenté de 3,9% par rapport à l’an dernier, passant de 10 550 spectateurs à 10 996 (hors phase finale). De 1998 à 2008, la moyenne du nombre de spectateurs a progressé de 179%. Par ailleurs, le nombre d’abonnées a explosé avec une hausse de 11% pour atteindre un total de 78 181, soit 5 584 par club. « La fierté de la Ligue est le nombre de spectateurs, se félicite le président de la LNR, Serge Blanco. Je suis très sincèrement heureux quand je vois l’engouement pour les demi-finales et la finale. Il y a dix ans, beaucoup pensaient que le rugby n’était pas viable. Dix ans après, nous avons fait un petit bout de chemin. » La meilleure affluence concerne le choc entre le Stade Français et Toulouse avec 79 779 spectateurs.

Une bonne santé économique

Avec 55 millions d’euros, le chiffre d’affaires de la LNR est en hausse grâce surtout à l’augmentation des droits télé (27,5 millions d’euros). Voilà dix ans, ce budget n’était que de 22,8 millions et les droits télé étaient deux fois moins élevés qu’aujourd’hui. Les clignotants sont donc au vert malgré un contexte économique pas vraiment favorable. « Le rugby est en évolution constante en nombre de spectateurs et en chiffre d’affaires, note Blanco. Ça devient très intéressant et cela montre que nous avons une continuité dans la politique mise en place depuis dix ans. Alors que nous fêtons notre dixième anniversaire, le constat est qu’il ne faut pas se reposer sur ce qui nous arrive. »

Un vent de fraicheur

Si la composition des demi-finales n’a pas réservé de surprise, hormis peut-être la qualification méritée de Perpignan plutôt que Biarritz, d’autres équipes ont réussi à insuffler un peu de fraicheur dans notre championnat. C’est le cas de Montauban et Montpellier, respectivement septième et huitième avec un jeu porté vers l’attaque. Les Montalbanais joueront pour la première fois la H Cup la saison prochaine et au regard de leurs performances, ce n’est que justice. Les Montpelliérains ont beaucoup fait parler d’eux, notamment grâce à l’émergence d’une nouvelle génération. Fulgence Ouedrago, Louis Picamoles et Françoic Trinh-Duc, actuellement retenus avec les Bleus pour la tournée en Australie, ont fait leurs grands débuts internationaux lors du Tournoi. Tout comme Julien Tomas. « C’est bien car cela permet de démontrer que ces clubs grimpent des échelons petit à petit, se réjouit Blanco. J’espère qu’ils seront en position de remporter le Bouclier dans quelques années. »

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